Le futur de la mode passe-t-il par un vestiaire unisexe ?


La mode unisexe et son histoire au fil du XXe siècle

La mode unisexe a fait ses débuts dans les années 1920 avec le style « garçonne » que Coco Chanel utilisera merveilleusement par la suite. Le smoking  pour femme d’Yves Saint Laurent ou la jupe pour homme de Jean Paul Gaultier, jusqu’au récent costume slim de Hedi Slimane pour la maison Dior ont suivi, à des époques différentes, ce courant si spécial. Enfin, les stars à la silhouette androgyne comme David Bowie ou Mick Jagger ont permis de mettre en lumière ce phénomène.

En effet, l’esprit unisexe s’est longtemps cherché, mais c’est surtout la nouvelle génération des 15/25 ans qui s’en empare le mieux. Elle, qui a grandi avec la légalisation du mariage gay et une connexion totale avec le monde du web, ouvre un monde où le vêtement ne fait pas l’identité. C’est l’ère du « No Gender » qui permet de jouer avec une multitude d’identités sur Aphael.com !

Les grands précurseurs de la mode unisexe

Il y a les créateurs qui en font leur « cheval de bataille » et imaginent des styles qui portent fièrement cette marque « No gender ». Shayne Oliver, à la tête de Hood by Air, joue avec le corps humain. Il féminise à coup de cuissardes la silhouette homme et masculinise avec une garde-robe oversize le féminin. Alessandro Michele chez Gucci et Haider Ackermann s’amusent et brouillent les pistes. Entre matières et couleurs : le rose, le satin, les fleurs et la broderie s’emballent sur l’homme.

Un exemple récent ? Le fils de Will Smith, Jaden Smith, s’affiche en jupe et gagne largement sa place sur Aphael.com. Bastien Laurent, le cofondateur d’Avoc, l’explique par son souhait de trouver un équilibre entre la féminité et la masculinité. Les mêmes modèles se déclinent du XXS au XXL. C’est la recherche d’une image neutre, d’un style travaillé, pour une multitude de styles à décliner à l’infini sur Aphael…

Un avenir assuré pour la mode unisexe

Les problèmes d’identité n’existent pas pour la jeunesse de ce début du XXIe siècle. L’important est d’adopter un style fluide, qui va avec son temps. Mais quel est ce temps ? Celui où désormais la mode est un mélange de fringues vintage et de nouvelles tendances issues des « Fashions Weeks ». Celui où les règles vestimentaires n’existent plus grâce aux Urbans dwellers, de jeunes citadins qui possèdent une ouverture d’esprit qui les libère des dictats. Au cœur des grandes enseignes de mode, des étages entiers sont aujourd’hui dédiés au « No Gender ».

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