Une histoire de styles of dress


Ils sont nés au XIXe dans les cabarets parisiens, dans les années 1950 dans les rues de New York, dans les années 1980 à Liverpool, et nous jouons encore avec…

Bohème

La bohème correspond tout d’abord à un mouvement littéraire et artistique du XIXe siècle. Il s’agissait de décrire un personnage vivant en marge de la société et cultivant une forme nouvelle de liberté de pensée et un code vestimentaire excentrique. Il devient un véritable phénomène de mode avec le mouvement hippie apparu dans les années 1960. Décontracté et élégant, le style bohème mixe des matières confortables et fluides (dentelle, soie, lin…), une gamme de couleurs douces, des motifs et des accessoires ethniques.

Mix and match

Le mix and match est un terme anglais récent pour définir un style donnant la priorité aux mélanges des influences esthétiques ou culturelles, à l’expérimentation et à l’extravagance. Principalement développé pour les représentations théâtrales et le cinéma, c’est dans les années 1930 qu’il sera adapté sur une silhouette « prêt à porter » par la créatrice Elsa Schiaparelli, très influencée par la période surréaliste et les artistes de son temps. Les règles ? Justement, il n’y en a pas. Les associations sont infinies selon les envies du moment. Le concept est de mixer imprimés, motifs, couleurs, volumes et matières pour obtenir un style décalé et inattendu.

Classique

À partir de la fin du XVIIIe siècle, le style classique était synonyme de bourgeoisie. Le prêt-à-porter n’existait pas et les vêtements étaient conçus en atelier. C’est avec la mondialisation et l’arrivée de la grande distribution que le style classique s’est démocratisé. On le retrouve aujourd’hui au travail comme dans la vie quotidienne. Il évolue en fonction des tendances, mais garde un vestiaire principalement constitué de basiques comme la chemise blanche, le polo, la veste et le pantalon tailleur… Les mots d’ordre du style classique sont : simplicité, élégance et sobriété.

Street

Le street trouve ses racines aux États-Unis au début des années 1980 avec l’apparition de la culture urbaine. Deux influences : le skate et le surf issus de la Californie et le hip-hop venu des banlieues américaines, plus précisément new-yorkaises. Les mêmes sentiments rassemblent ces deux communautés : le besoin de reconnaissance et de liberté, qui passe par un style en marge de la société, et surtout par des vêtements adaptés à leurs activités. Pantalons oversize, sweats à capuche et t-shirts larges composent le vestiaire du streetwear. Au-delà du vêtement ou de l’accessoire, c’est la façon de les porter qui importe. Aujourd’hui, la mode streetwear s’est démocratisée, elle représente des vêtements confortables mais aussi tendances.

Rock

Le style rock naît dans les années 1950 notamment par les tenues de chanteurs et acteurs emblématiques comme Elvis Presley, Marlon Brando ou encore James Dean. Les rockers cultivent un style recherché qui va définir leur propre identité visuelle. Un look reconnaissable de tous et intemporel. Aujourd’hui, le style évolue mais garde toujours ses basiques : blue jeans, perfecto, boots noir et t-shirt blanc. Ils restent indémodables et modernes pour les générations actuelles.

Underground

Le style underground s’inspire de classiques décontractés de la fin des années 1960 au début des années 1980 (derbies, baskets en toile, denim, toile brute) avec une gamme de couleurs ternes. La silhouette paraît négligée dans une certaine mesure, mais le vestiaire reste tout de même fonctionnel. Proche des cultures street et rock de par ses influences musicales, la culture underground s’investit dans la culture contemporaine au sein du milieu urbain donc plus sportswear.